Si un mur de sous-sol est rejoint perpendiculairement par un autre mur de sous-sol (ou avec un écart inférieur à 15° par rapport à la perpendiculaire), et si ce mur secondaire a une longueur inférieure à 5 m, la semelle de ce mur secondaire agit comme une poutre de redressement supplémentaire. Le logiciel en tient compte pour le calcul et le dimensionnement de la semelle du mur principal.
Principe de calcul (méthode itérative)
Supposez que le mur principal développe un moment de renversement total M. Sa semelle est connectée :
- à deux murs latéraux (perpendiculaires),
- et à trois poutres de redressement.
1) Première itération : répartition initiale simplifiée
Le logiciel répartit d’abord le moment total M entre les 5 éléments (3 poutres + 2 murs), afin d’obtenir un premier dimensionnement.
Chaque élément reçoit donc une part égale, soit : M/5.
La semelle du mur est dimensionnée sur cette base, puis les poutres de redressement sont dimensionnées à partir du moment qui leur est affecté.
2) Deuxième itération : répartition selon les rigidités réelles
Lors de l’itération suivante, le logiciel redistribue le moment M en fonction de la rigidité réelle de chaque élément (poutres de redressement et contribution des murs perpendiculaires).
Pour cette étape, la semelle des murs perpendiculaires est modélisée comme une poutre de section 40 × 100.
Pourquoi l’effet peut sembler faible (ou nul)
Selon la géométrie et les rigidités en présence, la redistribution peut conduire à une participation limitée de certaines poutres de redressement. Dans certains cas, les résultats de dimensionnement de la semelle du mur peuvent donc paraître très proches, voire identiques, avec ou sans ces poutres de redressement.